Questions obligatoires du tuteur au futur époux

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    Votre protégée a décidé de franchir une étape sérieuse : le mariage. En règle générale, les jeunes filles sont plus pudiques et gênées pour poser certaines questions. Votre mission est de les aider à mieux connaître le futur époux et à prendre une décision éclairée à son sujet.

    Vous pouvez la marier. Vous portez une grande responsabilité quant au respect de ses droits selon l’islam. Dans un hadith, le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :

    « Si quelqu’un se présente à vous et que vous êtes satisfaits de sa religiosité et de son comportement, alors mariez-le. »

    (at-Tirmidhi)

    Avant le nikah, assurez-vous impérativement que la future épouse consent au mariage. Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :

    « Lorsque l’un de vous souhaite marier sa fille, qu’il lui demande son consentement. »

    (at-Tabarani)

    Comment en savoir plus sur le futur époux ?

    Le plus souvent, la future épouse est gênée de communiquer avec le prétendant. Aidez-la en posant au futur époux des questions précises et de clarification.

    Il y a eu un cas où le tuteur a posé des questions et a reçu des réponses standards : quelle est ton credo (‘aqida) — Ahl as-Sunna wa-l-Jama‘a, combien de fois pries-tu — au moins cinq fois par jour, etc. Mais le tuteur a voulu approfondir la religiosité du prétendant : il lui a demandé où et auprès de qui il acquérait ses connaissances. En réponse, il a entendu les noms de personnes connues pour leurs dérives sectaires. Lorsque le tuteur a interrogé le prétendant sur son attitude envers ces personnes, celui-ci a réagi avec rudesse et agressivité. En conséquence, le tuteur n’a pas marié sa fille à un homme présentant un grave défaut dans sa religion et un mauvais caractère.

    Dans une telle situation, la personne perd son calme et révèle sa véritable nature. La vigilance et la persévérance du tuteur ont permis de mettre cela en évidence à temps.

    Le tuteur doit poser des questions non seulement au futur époux, mais aussi à ses proches, amis et connaissances. De leur côté, les proches et amis sont tenus de dire la vérité, qu’elle soit positive ou négative — cela ne relève pas de la médisance, car la charia ordonne de dire la vérité dans de telles situations. C’est ainsi que le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) agissait lorsqu’une femme venait le consulter au sujet du choix d’un futur mari.

    Nous avons préparé une liste de questions qui vous aidera à mieux connaître la religiosité du futur époux ainsi que sa personnalité.

    Quelles questions dois-je poser à mon futur époux ?

    1. Depuis combien d’années accomplit-il la prière (salat) ?

    Il s’agit ici précisément de l’accomplissement de la prière, et non du simple fait d’avoir accepté l’islam ou de vivre dans un environnement musulman. Certaines personnes sont nées dans des familles de « musulmans ethniques » et se considèrent musulmanes depuis l’enfance, alors qu’elles n’ont commencé à apprendre et à pratiquer les règles religieuses que récemment.

    2. Comment applique-t-il les prescriptions de la religion ?

    Commencez par lui laisser répondre librement à cette question large. S’il a du mal à répondre, aidez-le avec des précisions : quels types d’adoration il pratique, à quelle fréquence, où et auprès de qui il a appris à les accomplir correctement, etc.

    3. Sait-il lire le Coran ?

    Cela permet d’évaluer son désir de recherche du savoir et la récompense qu’il recherche auprès d’Allah par la récitation correcte du Coran.

    4. À quelle fréquence lit-il le Coran ?

    L’amour et l’attachement au Coran témoignent de l’amour et de l’attachement à Allah.

    5. Quelles relations entretient-il avec les membres de sa famille (parents, frères et sœurs, oncles et tantes, etc.) ?

    Allah a ordonné le maintien des liens de parenté, ce qui apporte de nombreux bienfaits. Leur rupture entraîne au contraire beaucoup de torts.

    S’il ne parvient pas à entretenir de bonnes relations avec ses proches, comment pourra-t-il trouver un terrain d’entente avec la famille de son épouse ?

    6. Ses parents ou d’autres proches interviendront-ils dans la vie de son couple ?

    C’est une question très importante, car de nombreux problèmes familiaux naissent des « bons conseils » de l’entourage.

    7. Quelle est son attitude vis-à-vis de la recherche du savoir ?

    Cherche-t-il à acquérir des connaissances religieuses ?

    Soutiendra-t-il son épouse si elle décide d’apprendre ?

    Comment et que compte-t-il enseigner à sa femme et à ses enfants ?

    8. Quelle est sa croyance (‘aqida) ?

    Il est essentiel de vérifier si vous partagez les mêmes positions sur les questions religieuses. Sans unité sur ces points, de graves problèmes peuvent surgir dans la famille, allant jusqu’au divorce.

    9. Quelles conférences écoute-t-il et d’où tire-t-il ses connaissances ?

    Cela renseigne indirectement sur sa croyance et sa méthodologie.

    10. Qui sont ses amis les plus proches ?

    Un hadith dit : « L’homme suit la religion de son ami proche. » Une personne pieuse et craignant Allah ne s’entoure pas de personnes perverses.

    11. Sort-il souvent (reste-t-il beaucoup à l’extérieur) ?

    Cela permet de savoir à quelle fréquence il sera absent du foyer ou, au contraire, combien de temps il passera avec son épouse.

    12. Subviendra-t-il aux besoins des enfants de son épouse issus d’un précédent mariage (s’il y en a) ?

    Il n’y est pas légalement obligé, mais sera-t-il indifférent à cet aspect important de la vie de la femme qu’il s’apprête à épouser, ou fera-t-il preuve de générosité envers ces enfants ? Il est très important de le savoir à l’avance.

    13. Subviendra-t-il aux besoins de ses propres enfants, même en cas de divorce ?

    Cela permet de comprendre ce qui attend les enfants dans le pire des scénarios, à savoir une séparation.

    14. A-t-il de mauvaises habitudes, ou en a-t-il eu auparavant (tabac, chicha, nasvai, alcool, drogues, etc.) ?

    C’est une question délicate, mais nécessaire. Il y a eu des cas où, après le mariage, il s’est avéré que le mari était toxicomane ou fumeur, ce qui a conduit au divorce.

    15. A-t-il ou a-t-il eu des problèmes avec l’État (emprisonnement, recherches, etc.) ?

    Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas marier la protégée à cet homme. Il est simplement préférable que la femme soit informée à l’avance afin de prendre une décision consciente : l’épouser ou non.

    16. Souffre-t-il de maladies incurables ou difficiles à traiter (VIH, hépatite, tuberculose, etc.) ?

    Cela ne signifie pas qu’il faille refuser le mariage. Cependant, certaines maladies peuvent être transmises au conjoint ou entraîner l’infertilité. Il est préférable que la femme en soit informée à l’avance afin de prendre une décision réfléchie.

    17. Quelles dettes et obligations a-t-il ?

    1. Cela permettra de comprendre si une partie du budget familial servira au remboursement de ses dettes.
    2. S’il a contracté des prêts bancaires, cela indique qu’il ne craint pas le châtiment d’Allah lié à l’usure.
    3. S’il a fait des vœux, il est important de savoir s’il compte les accomplir et comment leur réalisation influencera la vie familiale.

     


    À partir des réponses aux questions ci-dessus, vous pourrez tirer des conclusions sur la personne.

    Qu’Allah le Très-Haut vous aide à être attentif, vigilant, tout en restant juste envers le futur époux, et qu’Il accorde à votre protégée de se marier avec un homme digne !

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