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Qui est le tuteur ? Pourquoi est-il si important ? Et quel est son rôle dans le processus du mariage musulman ?
Les droits et les obligations du tuteur (wali)
Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Il n’y a pas de nikah sans tuteur. »
(Abou Dawoud 2085, at-Tirmidhi 1101, Ibn Mâjah 1881, Ahmad 4/394, 413)
À partir de ce hadith, les savants ont conclu qu’un mariage conclu sans la participation d’un tuteur est considéré comme invalide. Examinons donc quel est son rôle.
Qui est le wali (tuteur) ? C’est l’homme qui représente les intérêts de la femme lors de la phase de connaissance, des fiançailles et du nikah. Il participe également au choix du futur époux.
Il incombe au tuteur de faire connaissance avec le prétendant et de recueillir des informations à son sujet. Par exemple, il doit vérifier si l’homme est un bon musulman, s’il souffre de maladies dangereuses, s’il a de mauvaises habitudes, ainsi que son caractère. S’il est colérique ou de tempérament difficile, il pourrait mal traiter sa future épouse.
Ainsi, le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Si quelqu’un dont vous êtes satisfaits quant à la religion et au comportement se présente à vous, alors mariez-le (à votre fille ou à la femme placée sous votre responsabilité). Si vous ne le faites pas, il y aura sur terre une grande tentation (fitna) et une corruption répandue. »
(at-Tirmidhi 1084 et 1085, Ibn Mâjah 1967)
Pourquoi est-il important que le tuteur remplisse ce rôle ? Parce que les femmes, et en particulier les jeunes filles, ont tendance à ne voir que les qualités de la personne qu’elles apprécient et à fermer les yeux sur ses défauts.
Le tuteur a davantage de chances de prendre une décision réfléchie et de choisir la meilleure option pour sa protégée, car il est responsable de son choix. Il lui incombe donc de connaître le prétendant et de recueillir des informations fiables à son sujet.
Il convient également de souligner que le wali ne doit pas exagérer excessivement les exigences envers le futur époux, afin de ne pas compliquer la conclusion du nikah. Si, de manière générale, l’homme a un bon comportement, pratique sa religion, dispose de moyens convenables et que la future épouse a donné son accord, le tuteur devrait alors procéder au mariage. Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Facilitez les choses aux gens et ne les rendez pas difficiles ; annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas. »
(al-Bukhari 69, Muslim 1734)
Il est impératif que le tuteur soit juste envers la femme et qu’il prenne en compte ses souhaits. Il est considéré comme une injustice manifeste de refuser un prétendant uniquement en raison de sa nationalité différente ou parce qu’il n’est pas suffisamment riche.
De plus, le wali peut discuter de manière posée et impartiale avec le futur époux des conditions du contrat de mariage dans l’intérêt de sa protégée : le montant du mahr (dot) ainsi que les conditions financières en cas de divorce. L’expérience montre que les jeunes filles, et même les femmes adultes, ont souvent du mal à défendre leurs intérêts sous l’effet de l’émotion. Elles soit exagèrent fortement leurs exigences, soit acceptent des conditions très défavorables, pensant qu’il est inapproprié de négocier lorsqu’il s’agit de la future famille.

Qui peut être le tuteur (wali)
Le wali d’une femme est en premier lieu son père. S’il n’est pas présent, ce rôle revient ensuite au grand-père, au frère ou à l’oncle du côté paternel — un homme. De manière générale, il s’agit d’un parent adulte qui reçoit le droit de tutelle selon le principe de priorité. Il est interdit d’ignorer ce principe et d’en modifier l’ordre. Le droit de tutelle passe au suivant si le tuteur le plus proche est absent ou n’est pas musulman.
Il est très important de souligner qu’un tuteur ne peut en aucun cas provenir de la lignée maternelle : ni le grand-père, ni les frères, ni les oncles du côté maternel.
Comment choisir un tuteur s’il n’y a, pour une raison quelconque, aucun parent approprié
Il arrive qu’une femme n’ait aucun tuteur. Par exemple, si elle est orpheline ou si ses proches ne sont pas musulmans. Dans ce cas, le tuteur sera un qadi (juge musulman). S’il n’y en a pas, ce rôle revient à l’imam de la région ou à un savant en sciences islamiques. Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Toute femme dont le mariage n’est pas conclu par son tuteur, son mariage est invalide, son mariage est invalide, son mariage est invalide. Et si l’homme a eu des rapports avec elle, alors la dot (mahr) lui revient en contrepartie de cette intimité. Et en cas de litige, l’autorité est le tuteur de celle qui n’a pas de tuteur. »
(Abou Dawoud 2083, at-Tirmidhi 1102, Ibn Mâjah 1879)
Si la femme vit dans une région où aucune des personnes mentionnées n’est présente, alors tout frère juste, pieux, ayant des connaissances religieuses et respecté au sein de la communauté musulmane, en qui la femme a confiance, peut devenir son tuteur. Elle peut s’adresser à une telle personne directement ou par l’intermédiaire d’amis.

Quelles qualités doit avoir le tuteur (wali)
Étant donné que le wali porte une grande responsabilité concernant le destin de la personne placée sous sa tutelle, il doit posséder certaines qualités.
Tout d’abord, le tuteur doit être un homme, car le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit :
« Une femme ne marie pas une autre femme, et elle ne se marie pas elle-même. En vérité, seule la femme dépravée se marie elle-même. »
(Rapporté par Ibn Mâjah (1782), également cité dans Sahih al-Jami‘ (7298))
Le wali doit également être musulman, sain d’esprit, majeur et libre (non esclave).
Il doit être juste et tenir compte des intérêts de la femme placée sous sa responsabilité. Il est souhaitable que le tuteur soit une personne raisonnable et réfléchie, capable de comprendre les questions de compatibilité et les enjeux du mariage.
Ainsi, si le tuteur n’est ni votre père ni un parent proche, son choix doit être pris très au sérieux. Vous devez lui faire pleinement confiance. Le wali d’une femme n’est pas un simple témoin formel lors du mariage.
C’est une personne capable de protéger et d’aider sa protégée même après le mariage. Par exemple, si le mari offense sa femme ou ne remplit pas ses obligations, le tuteur peut intervenir à sa demande et défendre ses droits.
Il est particulièrement important de s’adresser à un tuteur compétent en cas de désaccords d’ordre religieux. Cela se produit notamment dans les familles récemment converties à l’islam, où le mari peut avoir tort mais imposer son autorité, tandis que la femme manque de connaissances. Le wali peut alors jouer le rôle de médiateur et d’enseignant.
Ainsi, le choix d’un tuteur approprié est avant tout dans l’intérêt de la future épouse et de la famille dans son ensemble. C’est pourquoi il ne faut pas se marier sans tuteur et il convient de le choisir avec responsabilité.


